Il présentera, du 14 février au 9 mars, un ensemble de dessins de sa série «De quoi rêvent les martyrs» que certains ont pu découvrir lors de l’exposition «Politiques», accueillie par le Centre d’art vivant de Tunis.
Nidhal Chamekh fait partie de la génération montante des plasticiens tunisiens. Sa recherche plastique est une réelle alternative aux tendances fast-art régnantes. Son caractère artistique, il le puise dans sa force graphique et dans l’acuité de son coup de crayon. Né en 1985 à Dahmani, il a poursuivi ses études aux Beaux-Arts de Tunis et de Paris où il effectue sa recherche doctorale à la Sorbonne. Issu des quartiers populaires de Tunis et enfant d’une famille militante, l’artiste est influencé par le climat de persécution politique que connaissait la Tunisie et son travail s’en ressent. Actuellement, Nidhal vit et travaille entre Paris et Tunis.
Il se positionne loin, très loin même, des contrées stéréotypées de la peinture de chevalet, déclarée pratique éculée. Ses peintures semblent incarner une tabula rasa des paradigmes picturaux d’antan : où la composition est verrouillée comme un coffre-fort, où la lumière est distribuée là où la nature place ses lustres.
«Pour qui a vu le parcours du jeune peintre tunisien Khaled Abida, c’est là – et c’est tout à son honneur – le légitime couronnement d’une activité (diurne/nocturne) assidue, transformant sa propre praxis en un habitus, une pitance spirituelle, un «art de vivre».
Khaled Abida a travaillé et continue à le faire sur de nombreux corpus, avec toutefois une prédilection toute particulière pour l’univers du dessin et la cosmogonie de la ligne.
Ce qui demeure princeps dans son œuvre, c’est cette maîtrise avérée de la composition, fruit des déambulations itinérantes d’une seule et même ligne.
Après avoir prêté son serment d’Hippocrate, Rym Lamine Boudabbous s’adonne à la peinture. C’est là que le dialogue s’instaure entre l’artiste et le support; elle est à l’écoute de sa toile suivant le conseil de Pasteur : « guérir parfois, soulager souvent, écouter toujours. » Ne dit-on pas que la médecine est un art ?
Le transfert coule de source, et, comme une araignée tisse sa toile, un fil virtuel la relie à ses états émotionnels.
Sa démarche est louable car elle donne au « regardeur », la possibilité d’avoir une libre interprétation de l’œuvre ; celui-ci aura le loisir de l’apprécier ou le contraire, et si l’on donnait la parole à la surface peinte, elle dira comme André Gide « pour moi être aimé n’est rien, c’est être préféré que je désire ».
Le salon des artistes Efesto, sis à la Marsa organise depuis le 20 janvier et jusqu’au 03 février, une exposition collective « Récuper’ART » qui consiste en un ensemble d’ouvrages produits uniquement à partir de déchets ou d’objets de rebut par les artistes participant à cette exposition grâce à une technique de récupération qui fait de ces objets, ramassés dans la nature ou tirés d’un débarras, de véritables œuvres d’art.
A l’occasion de son deuxième anniversaire, nous avons rencontré Nadia Khiari (Willis from Tunis), un après-midi à la Marsa. Pendant plus d’une heure, nous sommes revenus sur la naissance, l’évolution et l’avenir de ce chat sympathique et attachant.
Il nous a accompagnés pendant les premiers jours de la Révolution et continue à le faire au gré des évènements. Une rencontre pleine d’amour et d’humour dont la toile de fond demeure la liberté d’expression et le respect d’autrui.
Le Temps : Willis fête sa première année. Comment est-il né et comment évolue-t-il?
Willis From Tunis : Il est né le 13 janvier 2011 exactement pendant le dernier discours de Ben Ali, le fameux « Je vous ai compris » et il évolue au fur et à mesure que la société évolue en vivant au jour le jour ce qui se passe au niveau de l’actualité. Willis est né d’une manière totalement spontanée pour amuser mes amis, mes proches afin de les faire sourire dans des moments difficiles…
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